AVANT :



Après l’installation de l’échafaudage, le terrassement et la sécurisation du pont, il a été injecté un mortier dans les lézardes de l’intrados et l’extrados accessible de la voûte.
S’en est suivi le rebâti du contrefort en faisant un triple chaînage entre le contrefort, le pont et le mur de soutènement du chemin. L’ancien contrefort était en deux parties correspondant à deux époques différentes, le nouveau contrefort lie ces deux parties en une.
Le contrefort est maçonné au mortier ainsi que le bâti du pont, le mur de soutènement est en pierres sèches. Le parapet du pont a été rebâti en maçonné en se posant sur les couronnements du mur de soutènement.
Après avoir taillé des joues et des assises dans le lit du ruisseau sous les fondations sous-cavées du contrefort, le bâti de la rascasse est de 1m50 de haut sur autant de large et de profond, doublée d’une calade d’environ 20m2. La rascasse et la calade sont en pierres sèches.
Ces deux éléments ont créé une base saine et solide pour pouvoir bâtir un mur en maçonné au mortier à la base du contrefort, ainsi qu’un mur de confortement pour solidifier la base de la rive gauche du pont.
Seule de la chaux NHL5 a été utilisé pour les mortiers.
Rascasse : barrage en pierre sèche, établi en travers d’un Valat. Il a pour rôle d’en ralentir le courant, de stocker des matériaux apportés par le Valat utilisables dans divers aménagements (pierres, graviers, sables, terres) et de retenir l’eau utile à l’agriculture dans ses alluvions. Une série de rascasses aménagée le long d’un Valat permet de casser le courant d’un torrent et de diminuer les risques de dégâts en aval. Sur le plan technique, les rascasses sont bâties avec un profil concave vers l’amont afin de bien résister aux poussées de l’eau et du terrain. Elles sont bloquées par un ancrage soignée dans les rochers des berges. Elles sont souvent appareillées en opus clavé afin d’accroître leur résistance. Leur dimensionnement et leur fruit ainsi que la taille des modules doivent être adaptés à l’importance des ouvrages. La rascasse est appelée par endroits tanquat (qui est bien rempli)
Les calades : aménagements en pierre sèche qui servent au nivellement et au revêtement des sols dans les zones de passage et de fort piétinement.
Les pierres y sont posées de chant, verticalement, sur la tranche bien appareillées et coincées entre elles de manière à ce qu’elles ne puissent pas être déchaussées. On parle encore de sol debout. C’est ce qui distingue la calade du pavage. Ce type de sol convient particulièrement dans la stabilisation des pentes. Bâtie sans mortier, la calade présente une certaine souplesse. Elle encaisse les chocs, et peut subir de légers mouvements sans être déstructurée. Elle peut se déformer au gré des mouvements du sol ou sous le poids des charges qui y circulent. Enfin, les calades en pierre sèche freinent le ruissellement de l’eau, tout en en absorbant une partie. Les sols font ainsi office de bassin de rétention, limitant les risques d’inondation. Au-delà de la résistance et de la longévité de ce principe constructif, la calade favorise l’insertion paysagère et la protection de l’environnement.
APRES :




